Maxey sur Vaise est un "village rue" lorrain blotti au pied d'une colline boisée et traversé par la Vaise, une petite rivière où la truite abonde. Elle prend sa source dans le village et sort de la colline juste derrière l'ancien moulin.

 

Vers 1830 une épidémie de cholera a fait de nombreux morts en France. L'état et les maires de communes ont rappelé les règles à respecter en matière de salubrité publique. C'est à cette époque les lavoirs sont nés. A Maxey, deux lavoirs sont construit vers 1836 et en même temps, il est décidé de canaliser la Vaise. Ces deux lavoirs ont été restaurés récemment. Le premier d'entre eux a la particularité d'être équipé de crémaillères permettant d'ajuster la hauteur des planchers en fonction du niveau de l'eau.

 

 

 

Il y a aussi deux châteaux. Le château haut qui est le plus ancien (14ème siècle) mais qui a été remanié au cours des siècles. Jeanne d'Arc s'y arrêtait lors de ses voyages entre Domrémy et Vaucouleurs. Le château bas a été construit au 16ème siècle. Il se situe à l'extrémité nord du village, à peu de distance de la Vaise. C'était une maison forte. Sa restauration a conservé la configuration d'origine. Ces deux propriétés privées ne se visitent pas.

 

 

 

 

Une originalité du village est son vieux cimetière. Situé à flanc de coteau, il a été abandonné vers 1900 et est tombé dans l'oubli. Depuis 1995, la commune de Maxey-sur-Vaise a mis en place un programme de restauration, primé par "Le Pèlerin Magazine" en 1997 à l'occasion du concours "Un patrimoine pour demain". On y trouve des croix et monuments caractéristiques de l'art funéraire populaire des XVII, XVIII et XIXème siècle.

A l'origine, l'église du village (plutôt une chapelle) se trouvait dans l'enceinte du cimetière. Difficile d'accès par temps humide, elle fut démolie avant la révolution. L'église actuelle était alors en construction sur pilotis car à l'emplacement originel de la Vaise.

 

Au 17ème siècle, dans le bois de Masseraumont (juste au dessus du village) se réunissaient des individus qu'on disait "francs-maçons". Pour éviter d'être surpris, ils faisaient courir le bruit qu'ils étaient des sorciers. Maxey était surnommé le village des sorciers et on appelait les habitants sorciers et sorcières. Le sentier qui mène à Masseraumont "la voie limagie" en rappelle le souvenir.